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Débat numéro 1 De la place de l'économie dans la chose religieuse

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Dans l'auditorium n°1 de la Banque Cybermondiale, les techniciens s'affairent...
Tout semble prêt pour accueillir le débat qui doit se dérouler dans cette salle.



L'écran est un peu petit, mais le visage du futur DCR de la Corporation apparait en projection, alors que les 1ers arrivants s'installent confortablement dans la pièce...
Le film d'introduction débute, révélant un Captain Ital souriant. Les plus éloignés ont du mal à voir l'écran mais peu importe, ils bénéficient d'une acoustique parfaite.

Mesdames et Messieurs les responsables Cybermondiaux,
Ne pouvant me dédoubler dans les différents espaces de discussion, c'est par l'intermédiaire d'un écran que je vous accueillerai.
J'espère que vous me pardonnerez, mais rassurez-vous, je reste dans la régie-média de la BCM pour intervenir à tous moments.

Je ne m'éterniserai pas dans mes remerciements concernant votre présence, j'aurai toutes les occasions pour le faire de vive-voix, dans nos discussions privées.

Donc... Ahem. Le sujet qui nous préoccupe ici a été formulé ainsi :

Religion : De la place de l'économie dans la chose religieuse ?


Philosophie, coutume, spiritualité, superstition, vérité, opium du peuple ou aspiration légitime à se rapprocher d’une divinité, vous pourrez mettre en débat les plus grands esprits du Cybermonde qu’ils n’arriveraient pas à s’accorder sur une définition de la chose religieuse sans en venir aux mains pour se départager, à la fin... Ou aux missiles/ aux bûchers si l’Impérium ou Sa théocratie comptent en leur sein quelques-uns de ces plus grands esprits -mais c’est culturel, il n’y a donc théoriquement pas matière à leur en vouloir, hein : cf débat sur l’Idéologie-.
A titre personnel, je m’en contrecarre la mimolette, si si, vu que je suis athée, bien qu’ayant une affection particulière pour la Corbeille.

L’objet de cette discussion n’est donc pas de savoir qui a tort ou qui a raison, ni de faire du prosélytisme -à moins de bien le cacher [o)]-, mais de juger, pragmatiquement, objectivement de l’impact de la chose religieuse sur le Cybermonde, et notamment en matière économique… Car tout n’est qu’économie, finalement -c’est bien caché, là [O)]?- !

Ventes de produits dérivés, bénéfices de l’étude des textes sacrés sur la productivité des masses croyantes, impact des manifestations divines climatiques sur les compagnies d’assurance, concurrence des soupes populaires sur le marché de la restauration rapide, retour sur investissement du temps de prière, coûts d’entretien des reliques, jeux des variables comportementales tels que la propension à l'épargne, l'entrepreneuriat, la confiance dans le marché, le respect de la loi, ou sur des systèmes de valeurs contenus dans l'attitude vis-à-vis du travail des femmes, des enfants, des esclaves, des prolots, des gueux, des politiciens, de la tolérance à l'égard des autres religions, etc.

Autant de conséquences de l'affiliation religieuse sur les comportements économiques, et d’effets concurrentiels entre les différentes « églises », qui ne peuvent être objectivement négligés.
En tous cas d’un point de vue palladionaute, déjà. C’est d’ailleurs pourquoi l’une des résultantes de ce débat pourrait être l’abandon de l’Institutionnalisation de la Corbeille Sacrée, au rendement plus que limité il faut bien l’avouer, pour une adhésion par principe à un autre dogme religieux, dont la rentabilité aura été démontrée.

Le présent débat a donc pour objet d’inviter les participants à apporter un éclairage, études et sources à l’appui si possible, visant à objectiver l’impact du culte principal de la nation qu'ils représentent ou à laquelle ils appartiennent, sur l'économie de cette dernière.


Voilà.
Mon petit préambule étant terminé, la parole est à vous et les micros circulent.
Il serait donc dommage que vous ne vous en saisissiez pas..

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Medelin : commissaire d'Adam (Palla)

Je commence par l'auditorium 1, non pas parce qu'il a le chiffre 1 mais parce que c'est le sujet le plus simple pour moi et puis au moins c'est logique.

Pourquoi simple ? Parce qu'en Aléocratie nous sommes laïques. A savoir qu'on tolère toutes les religions et nous n'en avons pas une officielle. Il paraît historiquement que nous avons dans notre empire une majorité de gédéistes car les fondatrices de l'Aléocratie seraient originaires de la Seele, un truc comme ça, mais bon j'ai arrêté de lire mon bouquin d'histoire à la page 3.

Certains me diront sans doute et le hasard dans tout ça ? (ouais j'anticipe pour pas répondre à vos questions). Le hasard n'est pas une religion en Aléocratie mais une méthode de gestion du pouvoir et des modalités d'exercice de notre politique. C'est un outil, non une croyance. Alors oui certains ont pu s'intéresser au culte de la Corbeille mais aucun lien, vraiment.

En bref, y'a pas de grosses grosses tendances qui se détachent. Y'a bien quelques barges fanatiques de Monade Venturi mais bon c'est encore un truc que j'ai pas approfondi dans mon bouquin. De là à dire que ça mériterait des goodies... Hum, non.

L'autre raison c'est aussi que nous sommes une nation de Science alors pour beaucoup d'entre nous prier c'est un peu comme une expérience ratée, on sait pas trop quoi en faire.

Du coup c'est assez simple, la religion n'a pas vraiment d'impact sur notre économie. Les cosmétiques ou les émissions de MaXtica en ont beaucoup plus. Cela dit j'aime bien l'idée, peut être que je devrais faire des goodies de moi pour le gang, ce serait même une carrément bonne idée ! Je les paie et les boyz me redonnent mon argent en m'achetant des goodies. Je note. J'ai bien fait de venir, votre truc là il m'inspire. [:]]

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Aurore : Mae Brune

Personnellement je suis naariste et je n'apprécie guère l'idée que l'on fasse de l'économie à partir de Celui Qui Siège.
De part son nom il est là pour semer la peur et le chaos, pas pour laisser miroiter des profits, ce qui serait tout le contraire. [o(]

___

Appliquons le Mal Propre partout pour un cybermonde plus vert et plus vivant.

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Hari : Minfo palla


Je propose une définition des produits proposés par les religions et des concepts d’offre et de demande.

Les religions s’emploient à essayer répondre à plusieurs types de besoins offrant ainsi un produit dit "composite" :
Nous pouvons comparer les lieux de cultes à des sortes d'auberge : les consommateurs trouvent dans une auberge toutes sortes de produits susceptibles de satisfaire leurs besoins de nourriture.
De même, les consommateurs recherchent dans les lieux de cultes toutes sortes de services susceptibles de satisfaire leurs besoins d’ordre spirituel.
Or, il est beaucoup plus facile d’analyser la demande d’un produit composite appelé nourriture réelle que spirituelle. Il est donc nécessaire de cerner de plus près le phénomène religieux pour en dégager ce qui fait sa spécificité.

Selon moi la spécificité des religions est double :

-Elles apportent une réponse à ce besoin existentiel de spiritualité, de fournir une offre face à une demande préexistante, dans cette perspective, la religion ne peut pas être un phénomène totalement privé.
Elle ne le serait que si le « concept » de l’existence restait tout entier cantonné dans un cadre personnel ou familial, autrement dit si « l’activité religieuse » ne relevait que de d'une consommation purement personnelle.

- L’adhésion à une religion s’apparente à une sorte d’assurance sur le Salut, le croyant "attend" de son dieu qu'il tienne sa promesse.
Toutefois, comme la promesse n’est pas vérifiable, que les biens religieux sont des biens dont l’efficacité est marquée d’incertitudes et que l’adhésion à une religion repose finalement sur la confiance, il y a forcément la place pour plusieurs propositions concurrentes.

De ce fait, nous pouvons apparenter le marché des biens religieux au modèle de la concurrence monopolistique, les commerçants doivent s'efforcer de différencier leurs produits de ceux de la concurrence pour obtenir une sorte de monopole : Être seul à proposer un bien ou un service ayant telles ou telles caractéristiques.

Ce marché peut être principalement influencé par :
- L’insécurité, le risque terroriste ou de l’instabilité politique qui accroît la demande pour toutes les formes de religion qui exercent une fonction sécurisante.
- L' élévation du niveau d’instruction ou les progrès de la science ont souvent l’effet contraire.
- Les variations de revenu qui est la moins évidente : plus une personne a un revenu important plus le coût du temps consacré à la religion augmente, cela se traduit par une baisse de la pratique mais pas nécessairement celle de la croyance et inversement.

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Monsieur Mak Enji, pourquoi vous tournez en rond sans cesse ? J'ai un peu la nausée quand je vous regarde. [x(]
Medelin : commissaire

Si vous voulez de l'insécurité pour promouvoir vos babioles religieuses, je peux vous aider à en créer. [:]]

J'ai une question, non économique mais religieuse qui pourrait aussi influer sur le débat.

Savez vous comment les citoyens du cybermonde déterminent leur religion ? J'imagine, qu'à part peut être en Seele, les citoyens ne s'affilient pas tous comme des gentils moutons au Dieu principal de leur nation ? Qu'est ce qui détermine ce choix ?
Certains de ces dieux ont ils déjà fait des miracles ? A t'on seulement des preuves ?
Y'a t'il des lieux spécifiques symboliques de ces religions ? Des places où prier des symboles ? Je veux dire des lieux plus symboliques que de simples temples qu'on trouve partout.
Bon en fait c'était 6 questions.

Parce qu'imaginez une place des miracles ou quelque chose du genre, on pourrait faire grave du commerce dérivé là bas entre les pélerins et les touristes y'aurait moyen.

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Cap Ital : dcr palla

Aurore Cérès a écrit :

De part son nom il est là pour semer la peur et le chaos, pas pour laisser miroiter des profits, ce qui serait tout le contraire. [o(]


Son Profit réside donc dans la peur et le chaos... Deux secteurs qui offrent aujourd'hui potentiellement peu de débouchés, dans un cybermonde blasé et déjà relativement chaotique.
Ces notions peuvent néanmoins se travailler dans une optique marketing/ force de vente.
Regardez Monsieur Petrelli... Il a très bien compris le concept, capitalisant sur la peur et le chaos pour monter dans les sondages.


Medellin a écrit :

Parce qu'imaginez une place des miracles ou quelque chose du genre, on pourrait faire grave du commerce dérivé là bas entre les pélerins et les touristes y'aurait moyen.

Hum...
Mais vous voulez dire avec de vrais miracles ? Difficile à mettre en œuvre, je pense, mais faudrait voir avec les membres des différents clergés présent au congrès et plus spécialistes en la matière.

Sinon, il faudrait un site historique, un truc un peu mystérieux comme une grotte connue pour des apparitions d'un saint quelconque ou pour soigner les paraplégiques, le tout dans un environnement peuplé de bigots fiers d'être les gardiens du lieu. On a pas ça, en Corporation, à ma connaissance... Dommage [!(].
Ou en Andalousie, si Monsieur Guichard veut prendre la parole, peut-être ? Là y'a un vrai potentiel, je pense, d'autant que la déité locale est descendue sur le Cybermonde y'a pas si longtemps que ça. Par contre, pour les paraplégiques, j'sais pas...

Et pourquoi pas la coordination d'un Musée Religieux Cybermondial, où toutes les reliques officielles pourraient être présentées aux croyants ?
Évidemment, ça nécessiterait de gérer une sacrée masse de fidèles, et faudrait pas que ça dure trop longtemps pour pas exploser le budget sécurité, mais voilà le buzz, quoi ! Toutes réunies dans un même lieu !!! Et à la sortie, possibilité de prendre un abonnement à la Religion de son choix, avec des temples en kit installés pour l'occasion. Pour reprendre ce que développait Mak' en parlant d'auberges religieuses, on pourrait faire un parallèle entre restauration rapide/ conversion rapide.
Un choc dans le monde de l'évènementiel, une portée cybermondiale, le tout sur un fond d'échanges culturels et spirituels... Je kiffe.
D'ailleurs, je crois qu'il y a un Musée à vendre au Triangle, là [o)].

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Medelin:

Cap. Ital a écrit :

Mais vous voulez dire avec de vrais miracles ?


Bin non cte bonne blague. A moins que tu me dises que ça existe vraiment ? J'y crois moyen. Suffit d'en orchestrer un faux une fois pour faire courir la rumeur et après c'est bon, emballé c'est pesé.

Et pourquoi pas la coordination d'un Musée Religieux Cybermondial, où toutes les reliques officielles pourraient être présentées aux croyants ?


Je trouve ça cool comme idée. Un genre de "Trouvez votre voie" ou "Venez désigner votre Dieu". On pourrait faire croire que face à l'ensemble des reliques, une finira par faire un signe à la personne qui se rendra sur place, l'appelant à rejoindre son culte.
Par contre si tu veux pas te faire chourer tes trucs t'as intérêt à mettre un tarif corsé à l'entrée. Je doute que ce soit faisable avec tous les voleurs qui trainent. Le musée il risque de vite devenir un désert religieux cybermondial. Sinon on pourrait en faire des répliques ce serait moins dangereux.

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Djeen : Grand khan

Cela reste une question tendancieuse ... a t'on vraiment le droit de commercialiser une idée, une chose intangible, une force créatrice incontrôlable ?

Du point de vue Elmérien, c'est non seulement ethniquement incorrect mais surtout complètement illusoire ... vendriez vous votre mère pour quelques piécettes ... l'Ovule Sacré ne peut se commercialiser ou même son image ...

Du point de vue Boulet, on ne peut faire commerce d'un état d'esprit, d'une recherche jusqu’au-boutiste d'un idéal personnel et propre à chacun ...

J'ai la chance de pouvoir attaquer le sujet par plusieurs angles qui me tiennent à coeur, et je peux vous assurer qu'une approche bassement commerciale voir spéculative du sujet religieux n'est pas envisageable par aucun de ces angles.

___

Porte parole de l'esprit Boulet ...

Djeen [*n] de [*n] Valis

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Cap ital : DCR

Medellin a écrit :

Bin non cte bonne blague. A moins que tu me dises que ça existe vraiment ?

Ah mais j'y crois ! Il y a une porosité entre notre cybermonde et quelques plans divins. Après, le folklore, les interprétations, les dogmes, et le réel impact de la foi, c'est autre chose, c'est évident...

Pour les reliques, oui, c'est certain que ce serait un tour de force d'avoir les vrais et de pouvoir les protéger, mais si tout le monde est gagnant, pourquoi pas... Mais je garde l'idée des faux, à condition de prévenir le public.

Parce qu'entendons-nous bien, Chère Medellin. L'objectif ne serait pas de manipuler les masses croyantes et de piétiner leur foi, mais bien d'en tirer un bénéfice partagé...


Djeen [*n] de [*n] Valis a écrit :

Cela reste une question tendancieuse ... a t'on vraiment le droit de commercialiser une idée, une chose intangible, une force créatrice incontrôlable ?

Cher Grand Khan, l'idée n'est pas "d'estampiller" telle relique, pas plus que telle religion. Vous pensez bien que si un brevet avait pu être déposé sur telle ou telle divinité ou dogme religieux, la Corporation aurait été la première à mettre une option et à conquérir le marché.
Je le sais, parce que nos avocats ont essayé,...

Non, là, il s'agit de mettre l'économie au service des croyants, afin de créer une véritable économie de marché de la chose religieuse, avec une concurrence dogmatique quantifiable. Fini les "Ma foi est plus grosse que la tienne !", suffira de jeter un œil sur la cotation en bourse de l'église qui se la pète pour voir si elle a les moyens de ramener sa fraise.



Dernière édition par hercules le Jeu 27 Aoû - 16:52, édité 1 fois

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Djeen : Grand khan

Cap. Ital a écrit :


Non, là, il s'agit de mettre l'économie au service des croyants, afin de créer une véritable économie de marché de la chose religieuse, avec une concurrence dogmatique quantifiable.
Fini les "Ma foi est plus grosse que la tienne !", suffira de jeter un œil sur la cotation en bourse de l'église qui se la pète pour voir si elle a les moyens de ramener sa fraise.


Non c'est bien ce que je disais vous parlez de mettre un tarif sur une idée ...
Vous comptez spéculer sur la valeur des religions ?
Je sais que ce n'est qu'un débat philosophique, mais la ferveur des fidèles, indépendamment de leur nombre ou des infrastructures en place, n'est pas quantifiable et surtout n'est pas "modifiable" ... Vous ne pouvez dire a un fervent fidèle de la Grande Déesse que sur le cours du jour il a perdus N% de sa croyance, puis le lendemain qu'il aurait repris Y% .... une conviction, une foi, une idée n'est pas un élément mercantile et matériel ....

Si vous m'aviez parlé du commerce des goodies, icones, services bref le merchandising ... j'aurai trouvé ca bassement matériel et mais assez logique ... mais a mon avis vous allez trop loin dans le concept économique ...

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Monseigneur Lutar Van[*j]Sigma

Ministre des Affaires Étrangères

Palladium

Hum

Pardonnez mon arrivée tardive dans ce débat, mais la curie du Sacré collège était en désaccord sur la ligne de conduite à adopter pour ce sommet. Un peu de cyanure au refectoire dans les choux de Bottine nous a permis de dégager une majorité et rajeunir l'assemblée.

Cap. Ital a écrit :

Philosophie, coutume, spiritualité, superstition, vérité, opium du peuple ou aspiration légitime à se rapprocher d’une divinité, vous pourrez mettre en débat les plus grands esprits du Cybermonde qu’ils n’arriveraient pas à s’accorder sur une définition de la chose religieuse sans en venir aux mains pour se départager, à la fin...


C'est l'un des principaux points soulevés par ma communauté et étudié dans nos auditoriums. Après avoir rencontré de nombreux spécialistes, nous en avons conclu que les différentes spiritualités du cybermonde pouvaient se distinguer en trois groupes :

[=o] Les Religions Monothéistes tels que l'Église de Naar ou de la Grande Déesse, centrés autours d'une entité divine dotée d'un grand nombre de propriétés et d’attributs. Ces divinités sont connues à travers des miracles constatés et éprouvés (l'intervention de Celui-Qui-Siège qui fit entrer en éruption les montagnes brunes durant la cinquième période pour stopper l'invasion du territoire impérial est un excellent exemple) ou la rencontre de créatures qui vous rappellent à grands coups dans laggle que leur existence ne relève pas de la foi (poing de la grande déesse, oeil de Naar, rejeton ...).

Qui a un jour contemplé l'abîme au delà d'un portail démoniaque où connu l'union d'un Guide avec la Déesse ne peut nier l'existence de ces entités. J'ai eu la chance de vivre les deux.

[=o] Les écoles philosophiques sans prétendre être de nature divine, de grands penseurs ont influencé la spiritualité cybermondiale. Pour ne citer que quelques grands noms tels que Saint Mauvais, Bolo Polo, Saint Evgueni ou Franck Mysti, tout érudit du cybermonde qui se respecte s'est consacré un jour à leurs écrits pour tenter d'en saisir un sens quelconque.

[=o] Les sectes mineures consacrées soit à une entité surnaturelle (Magmor le polymorphe, le cyberocéan, ...), soit à un objet symbolique (le Loukoum, le Saint Uranium, la corbeille sacrée, ...), soit à un simple ensemble de pratiques étranges (suceurs de cailloux). Cette catégorie est souvent considérée par ses adeptes comme une religion embryonnaire et par ses détracteurs comme le produit d'une existence prolongée dans des milieux extrêmes (désert musulmanien, radiations, prisons brunes, etc.).[/spoiler]

Un petit rappel graphique des statistiques :
Spoiler


Les propriétés et la réussite de chaque groupe est variable :
[=o] Les Religions Monothéistes recueillent une adhésion massive et populaire. Naar et la Grande Déesse à eux seuls totalisent près de la moitié des fidèles du cybermonde. La ferveur du peuple envers le leader spirituel lui permet de jouir d'une autorité indiscutable et bénéficier d'une fanatisation (voir plus bas).

[=o] Les écoles philosophiques ne touchent que les élites intellectuelles (d'où l'échec du mouvement gourdiniste) et les justifications apportées par les adeptes de ces doctrines ne portent pas au delà des croyants.

[=o] Les sectes mineures permettent souvent une fanatisation et une consolidation de communautés à l'échelle d'une ville, voire d'une province, mais ne sont pas aptes à atteindre une portée supérieure.

Enfin, les principaux bénéfices de la pratique religieuse sont :

- En premier lieux, la fanatisation des masses qui accentue la légitimité des décisions du dirigeant (guerre sainte, croisade noire, épuration nationale) et permet d'instaurer des rites (fêtes du Naarcredi, bénédictions lors d'un jour de la semaine, etc...)

- L'apport pour la santé d'une saine vie spirituelle : les Dogmiens, du temps où l'île était théocrate à la suite de Luhan, exploitait au maximum cet accroissement de productivité par des célébrations régulières. Il a été démontré que les bénéfices sont les mêmes qu'une bonne alimentation, une hygiène impeccable ou un confort optimum...

- Les retombées économiques dans divers domaines tels que le bâtiment (constructions d'édifices religieux, perception des impots fonciers), les évenements religieux (impact du Synode sur les finances du Palais popesque en Novembre dernier, ...) ou de babioles diverses (livres saints, portraits de la déesse, pentacles de Naar), perception de taxes sur les infidèles.

- Les bénéfices stratégiques (possibilité de s'emparer de la guidance, d'employer des démons aux portails...)


Le Sacré collège s'oriente vers une étude approfondie des caractéristiques de chaque culte et compte proposer d'ici quelques semaines une étude comparative plus poussée. Toutefois, en toute objectivité nous conseillons au conseil restreint d'abandonner la corbeille (qui possède plutôt les caractéristiques d'un culte mineur) pour se tourner vers une véritable religion monothéiste et jouïr des avantages qui en découlent.

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Zarek Mae Seelien

Zarek était resté silencieux tout au long des débats, étonné de voir autant d'athées prendre la parole pour parler de la chose religieuse, il est vrai qu'il y avait aussi le terme commerce.
Il fut heureux de voir que Monseigneur Lutar pris la parole, l'écouta alors avec beaucoup d'attention.

Il décida alors de prendre la parole à son tour.

Chers congressistes,

Je rejoins Monseigneur Lutar sur son analyse des différents cultes, j'irais même plus loin, en disant que les cultes mineurs ne sont en fait que des visions restrictives du Culte de la Grande Déesse.
Mais j'ai parti pris dans cette vision.

Ensuite Monsieur Hari-MaK-Enji a dit, je cite


Une telle prise en charge par l'Etat, peut se justifier économiquement si l’on admet que les religions influencent favorablement les performances et la croissance économiques en agissant sur les comportements individuels : éthique du travail, sens de l’épargne, honnêteté, solidarité…
Les collectes dans les lieux de culte et la vente de produits associés permettraient de dégager une marge confortable afin que l'état puisse se désengager progressivement de celle-ci.


Je vous confirme que la Foi influe sur les performances, faut-il seulement que les fidèles suivent les dogmes, et ne les adaptent pas à leurs convenances, selon la situation...

Maintenant, comme nous avons pu le voir, et l'entendre il y a beaucoup de personne qui ne croient pas, ou qui doute.
Ils ont du mal à concevoir que tout fut créer par une force supérieure, divine.
Et être scientifique n'empêche pas d'être croyant, la Très Saintes Théocratie en est la preuve vivante...

En ce qui concerne le "merchandising", c'est une conception en revanche que j'ai du mal à concevoir.
La Foi se vit, se ressent, se partage, ça n'a pas de prix

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Cap Ital

Bon...
Là, y'a du niveau, c'est pas simple de rebondir après vous, les gars.
Mais en même temps, ça donne vraiment à réfléchir... [o(]

Monseigneur Lutar Van[*j]Sigma a écrit :

Toutefois, en toute objectivité nous conseillons au conseil restreint d'abandonner la corbeille (qui possède plutôt les caractéristiques d'un culte mineur) pour se tourner vers une véritable religion monothéiste et jouïr des avantages qui en découlent.

Bon, là, Monseigneur, j'vous vois venir. Je ne dit pas qu'Elle me déplait, hein, pourquoi pas. Il suffirait qu'on me dise qu'Elle me rapporte pour que ma foi Lui soit dédiée, sincèrement...
Et celle de l'Entreprise, donc, parce que nous pourrions financer des temples, la formation de Ses prêtres d'orthodoxie corbeilliste, l'organisation de prières par les prolots, histoire de les occuper pendant leur pause de 10h12 à 10h15 et celle de 16h à 16h03, voir rogner de 5 minutes la débauche de 23h30, relancer l'industrie de saiks tarifé version évangéliste, etc.

Mais ça marcherait aussi si l'Entreprise choisissait Celui-d'En-Face, hein...

Alors, choisir entre l'un ou l'autre, mon cœur balance. D'autant que cela donnerait, à en croire vos statistiques, parce que bon, j'ai un doute sur la corbeille, quand même, pratiquement 50% des parts du marché religieux à l'un des leaders.
Mais la Corporation ne serait finalement qu'en sous-traitance, pour le coup.
Pourquoi ne pas opter pour la concurrence ? Un outsider qui pourrait passer n°3 sur le marché, voire 2ème ou... 1er ? Mais avec l'Entreprise aux manettes, cette fois-ci.
Un peu comme si, dans la guerre entre Caco et Pipse, on choississait d'investir dans Nukra Cola, voyez c'que j'veux dire ?

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Chloris ambassadeur confédération

J'ai l'impression je dois dire...

... Ah, oui, bonjour. J'ai un peu décuvé, je devrais pouvoir aligner quelques mots avec un minimum de cohérence [:,]

Donc, oui. J'ai l'impression que le sujet dérive subtilement. Si je ne m'abuse, il est question de place de l'économie dans la chose religieuse, et non seulement de marketing religieux. Il est certain que ce point a sa place dans le débat présent, bien évidemment. Savoir quelles religions vendent le plus, dans quelle mesure, pourquoi, et comment l'exploiter. A ce titre, la religion devient en quelque sorte assimilée à une marque, et les parallèles et allégories ont clairement tendues vers là. On choisit une étiquette plutôt qu'une autre, la chose religieuse étant du même ordre que la chose commerciale.

Mais ce n'est pas le seul aspect qui mérite d'être exploitée.

Alors, un petit avant-propos, pour annoncer ma position personnelle. Je fais actuellement une pause religieuse, plutôt qu'un déni frontal. Après être sortie des scouts avec les préceptes consciencieux, j'ai été convertie par voie de missionnaire à la Grande Déesse, que j'ai suivi pendant un bon bout de temps, avec une pause Naariste obligatoire durant un séjour impérial. J'ai eu une fille fondatrice de basilique à la gloire de ladite Grande Déesse, et bien plus tard encore, ai marié une personne qui s'avéra être devenu guide par la suite. Marié deux fois d'ailleurs, c'est dire. Et puis, après encore, à la restauration souveraine du royaume de Ruthvénie, j'ai participé à l'établissement de nombreux codes initiaux du culte de la dame du Lac, fait un travail archiviste et architectural important, et ai été nommée seconde grande pontife de son culte, ce jusqu'à un malheureux accident de cloche.

Tout ceci pour dire que j'ai une certaine expérience dans la chose religieuse, et ce dans plus d'une confession.

Et donc, laissez-moi vous dire déjà que, même lorsqu'une ferveur des coeurs est bien présente, financer la construction d'une église avant un bâtiment commercial est une chose assez peu envisageable. En temps de besoin, les prières sont plus communes, mais les établissements de fortunes personnelles sont nettement plus importants et rapides, et ce partout dans le cybermonde. Le financement du culte relève donc d'une poignée d'éléments, un peu au même titre que la recherche technologique de nos jours, étonnamment.

Bien entendu, je mets dans ce cas-ci à l'écart la Théocratie Seelienne, qui de par la partie intégrante de la religion dans son quotidien, et sa vie économique en tant que gouvernement, relève d'une exception notable.

Mais donc, cette politique de financement basée sur le don est-elle la seule solution? Je ne le crois pas. Mais elle est indéniablement la plus... Fiable. Et c'est bien de fiabilité qu'il est question je crois. Les croyances sont incertaines, et ne fournissent de produit concret et régulier à l'heure actuelle. Et lorsqu'ils le fournissent, ils ne peuvent contrôler la clientèle reçue. Il est impossible même pour un culte organisé à l'heure actuelle de dire que "ce jour-ci, à 18h, une lumière divine fermera vos blessures si vous vous acquittez de votre abonnement religieux de 50P$ par semaine". De même, il est impossible de vendre des pardons sacrés assurant les bonnes grâces de l'au-delà pour l'éternité, faute de pouvoir assurer l'intégrité, la fiabilité du service vendu.

Je trouve donc ceci assez ironique, que la Corbeille Sacrée rende hommage à la chance et au hasard, alors que ce même hasard est précisément ce qui limite la marketabilité du service religieux comme service commercialisable.

La chose la plus proche est de vendre ses services en tant que personne, et de reverser les fonds récoltés pour le financement du culte. Des ventes en termes magiques, mais aussi de plus vaste mercenariat. Le financement du culte passe alors d'un risque partagé, à une croyance personnelle, que le sacrifice financier effectué ne sera pas vain. Et là on en arrive à une croyance purement personnelle.

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Orion Mae Ruthvène

Graouh ! C'est finalement à moi de prendre la parole ...
Bon, je ne ferais pas un gros pavé car dans le fond, je ne suis pas très porté religion.
Tout ce que je peux dire, c'est qu'à mes yeux, la chose religieuse doit avoir une économie sans en abuser néanmoins.
On peut vendre des croix ou autres symboles de sa religion si cet argent va à la paroisse car bon, soyons un peu sérieux : Le clergé ne vie pas d'amour et d'eau fraîche. Si c'était le cas, ça se saurait et surtout, je crois pas que Naar apprécierait e devoir bouffer de l'amour à tous les râteliers.

Ainsi, un peu de merchandising autour d'une divinité n'a rien d'anormal. C'est même un peu nécessaire et non pas uniquement d'un point de vue économique. Sans aller faire de la publicité au bistrot du coin "Mettez ça sur le compte de l'Ovule Sacré !", savoir qu'une religion est présente autour de soi, que ça soit par ses temples, ses missionnaires, ses prêtres, ses adeptes, est une bonne chose.

Pour subvenir à ses besoins, la religion a besoin de subventions (oui logique, vous me direz) et celles-ci ne tombent pas du ciel. Ainsi, faire les discours, prêcher la bonne parole, tout cela pour récolter quelques offrandes, c'est la bonne voie. Par contre, forcer ses adeptes à payer une sorte de "salaire" à la religion, créer quelques mensonges comme "L'eau du lac de la Dame du Lac résout les problèmes de peau et les boutons noirs", ce n'est pas de la religion mais tout simplement une secte.

Oui, je n'ai pas fait de grand discours car vous devez savoir que je préfère aller directement à l'essentiel. S'il y a besoin de développer, vous me le dites et je le ferais mais en attendant :

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Zarek

Cher DCR,

Lorsque vous parler religion, vous ne voyez que profit immédiat.
Je vois plutôt dans la proposition du Frère Lutar, une amélioration des conditions de travail et donc , comment vous dites déjà, ah oui de performance économique.
Car, vous me corrigerez si je me trompe, je suis pas très au fait des affaires d'argent, puisque je donne souvent ce que j'ai, bref...

Si vous passez des prières, des messes voir des cantiques pendant le travail, la masse comme vous dites, si elle est pieuse, aura le coeur empli de joie et de bonheur, donc travaillera mieux, et non moins comme vous le sous entendiez.

Maintenant la Foi, à choisir entre le putride ou la Grande Déesse, notre Mère à tous, reste un choix personnel.
Elle ne doit jamais être imposé à quelqu'un, il va de soit qu'on doit lui expliquer, lui montrer la puissance de la Foi, la force qu'on en retire lorsqu'on est pieux.

Mais la Foi, sincère et vrai, ne peut être une marchandise...

Pour reprendre les paroles de Chloris Leflis, en y apportant ma vision.
Lorsque j'aide quelqu'un, je ne me soucis guère de sa croyance, mais je le fais de bon coeur, sans rien attendre en retour.
Quand je donne de l'argent à quelqu'un qui en a besoin, c'est que j'en ai sur moi et que ça me fait plaisir de lui donner, et je ne demande rien en retour...
Je le fais car ça me fait plaisir, ça m'aide à suivre les Saints Préceptes de notre Déesse, mais comme le disait également Chloris Leflis, je suis seelien et c'est ancré dans notre culture.

Mais la Foi a également sa place dans les autres cultures, car qui pourrait prétendre arriver quelque part et imposer sa vision, personne de censée, la Foi doit s'inscrire dans la culture de la nation.
Puisque nous sommes en Corporation, je vais vous prendre en exemple.
En tant que pieux fidèle de la Grande Déesse, je ne suis pas attiré par l'argent, mais je ne verrais pas de mal à ce qu'en Corporation, les fidèles aient cette attirance, vu que c'est culturelle.
Ce serait une façon pour eux de montrer leur Foi en la Déesse et de rester ancré dans leur nation.

La corbeille sacré n'est-elle pas en soit juste le sac à main de la Grande Déesse?

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Echo Mae Vert

* le dragon soupire en levant la tête pour parler *

La foi, c'est personnel.

Quand plusieurs personnes de la même foi font des plans, on aboutit souvent à des dérives sectaires. A la vérité, les vrai croyants sont parmi nous au même titre que le sont les athées, c'est intime c'est de l'ordre de la conviction. Certains n'en parlent pas parce qu'ils considèrent que ça ne se fait pas, certains en parlent de bon gré car ils acceptent de partager ce savoir a leur sujet (et généralement les gens aiment bien parler d'eux).

Il n'y a pas d'usage possible de la foi ou de la religion sans dérives.

La foi et la religion ne sont pas des choses qui s'utilisent ou sur lesquelles on peur faire du profit ; chaque église ou chaque culte va avoir envie que l'on suive ses préceptes, et va considérer que si on les suit alors le monde ne peut aller que mieux... jusqu'à ce que ce que le prochain ne prenne la parole pour entamer une discussion sur le bien-fondé de certaines croyances et/ou pratiques citées précédemment.

Bref, la foi c'est comme la couleur de peau ou la couleur de cheveux : On l'a, on fait avec, on peut en être fier ou non, mais on ne peut pas en faire business.

Quand à ma Dame de l'étang, elle sourit à la justice et à la bienveillance, elle n'a que faire d'une secte en son nom.

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Aurore Mae Brune

Cap. Ital a écrit :

>Son Profit réside donc dans la peur et le chaos... Deux secteurs qui offrent aujourd'hui potentiellement peu de débouchés, dans un cybermonde blasé et déjà relativement chaotique.
>Ces notions peuvent néanmoins se travailler dans une optique marketing/ force de vente.
>Regardez Monsieur Petrelli... Il a très bien compris le concept, capitalisant sur la peur et le chaos pour monter dans les sondages.


Hum ... Je n'avais jamais vu cela sous cet angle ...
Moui ... Ca mériterait peut-être qu'on s'y intéresse ...

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